Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Taux variables capés

Dans le but de proposer des produits à des conditions toujours plus attractives, les organismes financiers ont développé des offres de prêt proposant un taux variable. Basés, depuis l’adoption de l’euro, sur l’indice EURIBOR 3 ou 12 mois, auquel les établissements bancaires ajoute une marge comprise entre 1 % et 3 %, en fonction de la situation et du degré de risque présentés par l’emprunteur, ces produits présentent l’avantage, lorsque les taux d’intérêt interbancaires sont peu élevés, de proposer des conditions bien plus avantageuses que leurs homologues à taux fixe. Ceux-ci ne restent toutefois pas sans poser quelques difficultés, comme ceci a notamment été le cas lors de la crise immobilière, qui a vu les taux d’intérêt remonter de manière spectaculaire, rendant le remboursement de ces emprunts très difficile, voire impossible, par un grand nombre de souscripteurs.

Pour pallier à ce genre d’événements, certains mécanismes de limitation des taux d’intérêt ont été mis en place, c’est ainsi que sont apparus les taux variables capés dont le but est de limiter au maximum ce type de désagréments. Pouvant ne concerner que la hausse ou être étendu aussi à la baisse des taux d’intérêt, ce dispositif permet d’encadrer la variation du montant des mensualités dans une certaine fourchette fixée dès la souscription de celui-ci par l’emprunteur, afin que ce dernier puisse connaître, dès la signature du contrat, les risques encourus. Dispositif le plus répandu dans le domaine, celui-ci apparaît aujourd’hui comme une garantie essentielle qu’il convient de toujours exiger lors de la souscription d’un emprunt à taux variable.

Particulièrement efficace pour éviter les risques liés à la hausse des taux d’intérêt, les taux variables capés ne sont toutefois pas le seul moyen de se prémunir contre ces mauvaises surprises. Il est aussi possible, en effet, de recourir à un mécanisme de plafonnement du montant des échéances, le contrat passé avec l’établissement financier pouvant fixer une limite aux mensualités, permettant ainsi à celles-ci de ne pas dépasser un certain seuil. Il convient toutefois de noter ici que la durée de l’emprunt s’en trouve alors mécaniquement modifiée, entraînant également un surcoût du fait de l’allongement ainsi appliqué.

Dans le but d’encadrer au maximum les risques, certains contrats peuvent aussi prévoir la conversion de leur taux variable en taux fixe, permettant ainsi de se soustraire à une éventuelle augmentation, dont les conséquences pourraient s’avérer être particulièrement préjudiciables pour l’emprunteur. Cette mesure ne revêt cependant pas aucun caractère obligatoire pour les établissements financiers, raison pour laquelle il est important de bien vérifier, avant toute acceptation, que ce dispositif peut effectivement être mis en place dans le contrat souscrit.

Particulièrement prisés des emprunteurs recherchant des conditions avantageuses, les taux variables présentent, malgré tout, de nombreux pièges, à l’image des taux d’appel, qui correspondent, en réalité, à des taux d’intérêt plus faibles que ceux issus de la formule appliquée lors de la révision. Lors de la signature de tels contrats, il convient donc, comme pour tout emprunt, de se montrer particulièrement vigilant sur l’ensemble des conditions proposées, afin de s’assurer d’opter pour la meilleure offre.