Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Prêt employeur

Le prêt employeur, mis en place en 1953, afin de résoudre la crise du logement après la seconde guerre mondiale, permet aujourd’hui aux salariés de solliciter, auprès de leur employeur, un crédit immobilier en vue d’acquérir leur résidence principale ou d’y réaliser des travaux. Bénéficiant d’un taux avantageux pouvant varier entre 1,50 % et 3 %, le prêt employeur permet ainsi d’accéder à la propriété à moindre coût.

Ce dispositif présente la particularité d’être accordé, dans la plupart des cas, quelque soit le montant des revenus de l’emprunteur, sans avoir à respecter le moindre plafond en termes de ressources, mais reste cependant réservé aux entreprises comptant plus de dix salariés, qui se trouvent elles-mêmes contraintes de destiner 0,45 % des salaires bruts versés au financement du logement des salariés ; c’est précisément ce taux de participation fixé, avant 1992, à 1 %, qui a donné son nom à ce prêt, également qualifié de 1 % logement.

Accessible uniquement aux primo-accédants et aux personnes obligées de changer de résidence principale pour des raisons professionnelles, le prêt employeur ne peut être demandé que dans certains cas précis, à savoir la construction d’une maison, l’achat d’un terrain à bâtir, d’un logement neuf, ou d’un logement ancien, de plus de 20 ans, et dont les travaux représentent au minimum 20 % de l’ensemble de la transaction, ou encore celui d’un bien ancien sans autres conditions, cette fois-ci, que le respect d’un certain plafond de ressources, ou d’un bien HLM. Il peut aussi servir, tout simplement, à financer des travaux dans une habitation suffisamment ancienne et appartenant au salarié.

Le prêt employeur n’est, quoi qu’il en soit, pas prévu pour couvrir l’intégralité de l’opération, et se limite même à 50 % de celle-ci, sans excéder non plus le plafond défini pour la zone concernée. Ce dispositif ne vient donc qu’en complément d’autres solutions de financement, tel qu’un Prêt Epargne Logement (PEL), ou tout autre crédit bancaire immobilier. Son taux d’intérêt diffère, en revanche, beaucoup selon qu’il a été consenti par l’employeur, ne pouvant toutefois excéder 3 %, ou par un organisme collecteur de ce 1 %, le coût de celui-ci diminuant alors à 1,5 %, pour une durée de remboursement comprises entre 1 et 20 ans.

La demande de ce 1 % logement doit être formulée impérativement auprès de l’employeur, mais son attribution reste très incertaine, le fait de remplir toutes les conditions nécessaires ne permettant, en effet, pas nécessairement de pouvoir y accéder, dans la mesure où l’employeur reste le seul responsable de la décision, ce dernier ayant, par exemple, la possibilité d’accorder plus d’avantages aux salariés locataires plutôt qu’aux accédants à la propriété, et peut également, de la même manière apporter un soutien plus important aux rémunérations les plus faibles, ou encore en fonction de la situation familiale… Faute de moyens, l’employeur est également en droit de refuser cette aide aux salariés.

L’emprunteur peut, quant à lui, changer d’employeur lorsqu’il le souhaite sans avoir pour autant à rembourser immédiatement le prêt employeur qu’il s’est vu accorder, celui-ci n’étant absolument pas lié au contrat de travail.