Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Prêt à taux zero

Encore en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2012, le Prêt à Taux Zéro consiste en un crédit accordé par le gouvernement afin d’aider les primo-accédants les moins favorisés à pouvoir, malgré leur situation financière fragile, faire l’acquisition de leur résidence principale, qu’il s’agisse de la construction ou de l’achat d’un logement neuf, ou bien encore de l’achat d’un logement ancien, ou de la transformation d’un local de travail en habitation.

Le PTZ ne peut couvrir, à lui seul, l’intégralité du financement du bien immobilier, il est donc prévu pour venir en complément d’autres crédits, et ne peut être souscrit que sous certaines conditions. Ainsi, l’emprunteur ne doit pas avoir été le propriétaire de sa résidence principale durant les deux années précédentes, à moins que l’un des occupants du futur logement, ainsi acquis, ne soit titulaire d’une carte d’invalidité de deuxième ou troisième catégorie, ne bénéficie de l’allocation d’adulte handicapé, ou n’ait été victime d’une catastrophe ayant rendu son ancien bien inhabitable.

Des conditions de ressources et de localisation géographique sont également posées ; un couple sans enfant, par exemple, souhaitant acquérir un bien classé en zone A ne doit pas dépasser un plafond de revenus fixé à 43 750 €, pour pouvoir bénéficier d’un PTZ. Le montant de cette limite de gains est réévalué chaque année, tandis que le découpage sectoriel est, quant à lui, définie par arrêté.

L’emprunteur à taux zéro peut également cumuler cette aide avec d’autres prêts visant, de la même manière, à faciliter l’accession à la propriété, tels que le Prêt d’Accession Sociale (PAS), le Prêt Conventionné (PC), le prêt 1 %, le Prêt Epargne Logement (PEL), ou encore n’importe quel autre prêt bancaire.

Le montant du PTZ est lui aussi défini par l’Etat et ne peut excéder 20 % du prix total de l’investissement, ou 30 % pour un bien situé en Zone Urbaine Sensible (ZUS) ou en Zone Franche Urbaine (ZFU), dans la limite également d’un coût maximal établi en fonction de chaque secteur géographique ; le même couple sans enfant peut ainsi se voir accorder, dans le cadre de cette aide, jusqu’à 20 250 €, pour l’acquisition d’un logement ancien en zone A, et jusqu’à 33 750 €, dans le cas d’un logement neuf.

Le PTZ peut aussi être majoré lorsqu’il sert à financer l’achat, ou la construction, d’un bien neuf s’étant vu accorder une aide de la part d’une collectivité territoriale, ou ayant obtenu le label Bâtiment Basse Consommation énergétique – BBC 2005. Cet avantage vient alors s’ajouter au montant du PTZ et dépend directement du nombre de personnes occupant le logement.

Le remboursement du PTZ doit, quant à lui, s’effectuer sur une durée comprise entre 6 et 30 ans, les modalités de celui-ci dépendant, bien entendu, du montant délivré ainsi que des ressources de l’emprunteur et des conditions des éventuels autres crédits immobiliers consentis, pour cette même opération. Il reste cependant possible, en fonction du revenu fiscal de référence, de bénéficier du report de tout ou partie du remboursement, durant une période plus ou moins longue, s’étendant généralement sur 15 ou 18 ans.

Fort de son succès, le PTZ se décline aujourd’hui, et ce, jusqu’à la fin de l’année de 2013, en Eco-PTZ, afin de favoriser, cette fois-ci, les travaux dans les logements anciens, dans le but d’en améliorer les performances énergétiques.