Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Comment ouvrir un Plan Epargne Logement ?

Lors de l’acquisition d’un bien immobilier, la question de son financement se pose nécessairement, le Plan Epargne Logement, lorsque le projet envisagé n’est pas immédiat peut alors apparaître comme la solution idéale, celle-ci permettant, dans un premier temps, d’épargner afin de constituer un apport personnel intéressant jusqu’à 61 200 €, puis, d’obtenir ensuite un prêt immobilier d’un maximum de 92 000 € à un taux avantageux pour concrétiser cet achat.

Formule d’épargne réglementée, le PEL permet, en effet, de bénéficier d’une aide de l’Etat ayant pour but, moyennant un premier versement de 225 € seulement, d’encourager les Français à accéder à la propriété. Ce soutien est donc présent dès la première phase, au terme de laquelle la rémunération de cette épargne peut être augmentée d’une prime d’Etat, limitée à 1 525 €, mais augmentant tout de même le rendement initial, de 2,50 %, des deux cinquièmes des intérêts déjà obtenus, à condition que certaines exigences telles que la durée minimum de 4 ans ainsi que le montant et la fréquence des versements aient été respectés, ceux-ci devant alors s’élever respectivement chaque mois, trimestre, semestre ou année, à 45 €, 135 €, 270 € ou 540 €.

La seconde phase, correspondant à l’obtention d’un prêt immobilier, permet, quant à elle, de connaître, dès la souscription du PEL, le taux d’intérêt qui lui sera appliqué et qui se trouve être actuellement fixé à 4,20 %, depuis le 1er août 2003, celui-ci proposant, par ailleurs, d’être remboursé sur une durée de 2 à 15 ans.

Si la durée minimale prévue pour la phase d’épargne d’un PEL n’est que de 4 ans, elle peut être prolongée jusqu’à 10 ans, mais au-delà de ce délai il ne sera, en revanche, plus possible d’y effectuer des versements, même si le capital déposé jusqu’alors continue, toutefois, de produire des intérêts.

Les retraits sont également très encadrés ; ceux-ci, même partiels, entraînant une résiliation directe. Ainsi, lorsque le souscripteur décide de retirer des sommes avant le deuxième anniversaire du contrat, celui-ci n’obtient alors pas de droit au prêt, ni à la prime d’Etat et les intérêts sont calculés au taux du CEL, dans l’année qui suit, les intérêts au taux du PEL restent conservés, tandis que entre la troisième et la quatrième année, le droit au prêt reste valable mais limité aux conditions obtenues à la fin de la troisième année, la prime d’Etat acquise à la troisième année se trouvant, pour sa part, être réduite de moitié.

Les intérêts du PEL sont, par ailleurs, capitalisés tous les 31 décembre et versés, en une seule fois, lors de la fermeture. Les taxes qui leur sont appliquées ne comportent alors que les prélèvements sociaux de 12,10 %, le contribuable n’étant pas soumis, dans le cadre de cette épargne, à l’impôt sur le revenu.

Le PEL semble donc l’une des meilleures solutions, ou tout au moins l’une de celles à envisager lorsque la concrétisation d’un projet immobilier est prévue dans un délai cependant supérieur à 4 ans afin de profiter pleinement de tous les avantages mis en place.