Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Comment les banques fixent-elles les taux des prêts immobiliers ?

En ces temps de crise, tous les départements de l’économie sont touchés. L’immobilier ne déroge donc pas à la règle. Alors comment vont évoluer les taux des crédits immobiliers dans le futur ? Comment les établissements bancaires financent ces prêts et décident de leur taux ?

M.Hatt, directeur général du courtier Meilleurtaux, éclaire nos lanternes.

M.Hatt :

« L’histoire est ainsi faite que les importantes banques de dépôt prêtent à leur clientèle des dépôts des autres établissements bancaires. Au fil du temps, l’encours global de ces comptes courants demeure bien stable. En ce sens, les banques ont donc une très bonne connaissance et une toute aussi bonne vision des marges de manœuvre qu’elles peuvent accomplir.

Pour ce qui est de l’autre ressource, elle est à chercher du coté des marchés.

Les établissements bancaires placent des obligations, en d’autres termes elles empruntent, auprès d’autres organismes financiers, ce qui est appelé le refinancement.

Il est des établissements qui ne gèrent pas de dépôt, tel le Crédit Foncier. Ceux-la dépendent totalement de ce marché interbancaire. Et s’il est gelé, ce qui est extrêmement ennuyeux, le dernier recours est la Banque Centrale Européenne. Après cela, les établissements bancaires commuent ces ressources, le plus fréquemment à court terme, en prêts à long terme. Ce qui, dans le cas du crédit immobilier, signifie jusqu’à trois décennies.

Certes l’activité est assez dangereuse mais cela demeure leur premier métier d’assumer ce qu’il est d’usage de nommer le risque de transformation ».

Et quand on demande à M.Hatt de quelle manière les banques décident du taux final, celui qui sera donc proposé à l’usager, voici ce qu’il répond :

« Dans les banques existent des équipes de gestion d’actif et de passif. Leur fonction, c’est d’observer la courbe des taux de référence, de calculer le montant de toutes les ressources, c’est-à-dire du compte courant au marché obligataire. Apres quoi ces mêmes banques établissent une espèce de moyenne et fixent ce qu’on nomme le taux de cession interne, un taux auquel la ressource sera cédée aux commerciaux de l’établissement. Et ce sont donc ces derniers qui vont décider du barème pour l’emprunteur, et ceci, en ayant bien sûr intégré leur marge.

Ce barème est un taux de commencement d’échanges, de discussions. C’est en quelque sorte une espèce de prix catalogue qui pourra être négocié selon le risque que présentent les clients ».

Enfin, et quand on demande à M. Hatt si les établissements bancaires risquent désormais de prêter dans une moindre mesure compte tenu de la crise que nous vivons, son avis est le suivant :

« Je ne le crois pas. En effet, s’il est bien une chose que les banques ne feront pas ou alors vraiment en dernier recours, c’est d’accorder moins de crédits aux usagers. La tendance va donc je pense rester à l’identique. Car il est vrai que les banques n’aiment pas mouvements brutaux ou précipités. Leur rôle n’est pas d’encourager la demande ni de briser le marché de l’immobilier. Mais au contraire d’accompagner au mieux et en souplesse son évolution ».

Cet article a été publié le mardi 20 septembre 2011 à 13 h 04 min et est classé dans news. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.