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taux fixe immobiliers hors assurance
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15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Augmentation du taux directeur de la BCE

Depuis mai 2009, le taux d’intérêt directeur était resté le même. Mais l’inflation croissante de la zone euro a stimulé la BCE (Banque centrale européenne)  à relever son taux directeur de 1 à 1,25%.

Le principal taux directeur de la BCE correspond au taux d’intérêt auquel les banques empruntent la monnaie. C’est en quelques sortes l’indicateur du prix de l’argent. Cette décision aura nécessairement des conséquences sur le consommateur, bien que l’impact restera minime, au vu de la faible hausse annoncée.

Concernant une personne qui souhaite emprunter, il est clair que plus le taux directeur de la BCE est élevé, plus le taux d’intérêt des banques commerciales sera conséquent. Le coût de l’endettement tendra donc à augmenter. Cette hausse des taux d’intérêts impactera la demande effective. Là est  tout l’objectif de la BCE, faire diminuer l’inflation des biens de consommations en freinant la demande.

La hausse du taux directeur aura donc des effets négatifs sur l’endettement dans la zone d’euro. Mais inversement, l’épargne devrait alors rapporter davantage. Si le prix de l’argent augmente, alors les comptes ou autres plans devront être rémunérés en conséquences.

En février dernier, Jean-Claude Trichet, président de la BCE, avait estimé que la revalorisation des salaires en période d’inflation : « serait la dernière des bêtises à faire» car elle nous condamnerait à une spirale inflationniste. Néanmoins, le niveau actuel du chômage en Europe n’est pas de circonstances à pousser aux revendications salariales.

Le véritable bémol de cette hausse du taux directeur reste vraisemblablement la croissance. En étant plus élevé, il risque de devenir un frein à l’investissement. De plus, l’appréciation de l’euro face, notamment,  au dollar risque de creuser davantage le déficit de la balance commerciale. L’impact sera d’autant plus important en ce qui concerne les pays les plus fragiles de la zone euro. Les remboursements de l’Irlande, la Grèce et le Portugal au FMI (Fond Monétaire International) vont être imputés de taux d’intérêt supérieur, le coût de la dette va donc être augmenté.

Cet article a été publié le jeudi 14 avril 2011 à 19 h 07 min et est classé dans news. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Les commentaires et pings sont fermés.