Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

L’assurance décès invalidité

Même si elle ne revêt aucun caractère obligatoire, la souscription d’une assurance décès invalidité reste, bien souvent, une condition indispensable à l’obtention d’un crédit immobilier. Les règles qui l’entourent ont d’ailleurs été récemment assouplies, l’emprunteur pouvant désormais choisir lui-même l’organisme auquel il souhaite confier cette tâche. Intervenant à plusieurs niveaux, elle offre une grande sécurité aussi bien à l’établissement prêteur, qu’à l’assuré et à ses proches, dans le cas où celui-ci viendrait à décéder, ou encore subir un accident l’empêchant de pouvoir subvenir à ses besoins.

Tout emprunteur, co-emprunteur, et même caution d’un crédit immobilier, peut prétendre à ce type d’assurance, dans une limite d’âge généralement établie à 70 ans, pour ce qui concerne la garantie décès, et à 65 ans maximum, pour ce qui est de la protection invalidité.

Dans le cas où l’assurance décès invalidité doit couvrir les risques pour deux co-emprunteurs, par exemple, la quotité d’assurance est répartie proportionnellement au montant des revenus de chacun, de même que le montant des prestations servies suite à la survenue d’un sinistre concernant l’un des deux assurés. Une quotité d’assurance supérieure à 100 %, voire à 100 % pour chacun des deux, peut toutefois être sollicitée afin que, en cas de décès de l’un des deux co-emprunteurs, le survivant ne se trouve pas en difficultés financières du fait notamment des autres frais non pris en compte dans le crédit immobilier mais qui resteront, tout de même, à sa charge, tels que les différents impôts liés au bien, l’entretien du logement…

Les risques assurés, comme le nom de cette assurance l’indique, sont donc le décès et l’invalidité. Cette dernière notion comprenant cependant différents niveaux : la Perte Totale et Irréversible d’Autonomie (PTIA), l’Incapacité Temporaire Totale (ITT) et l’Incapacité Permanente Totale (IPT), le premier d’entre eux prévoyant la prise en charge intégrale des échéances par l’assureur, les deuxième et troisième n’intervenant qu’en complément des versements effectués par l’assuré, le montant de cette aide dépendant alors directement du taux d’incapacité reconnu, et établi en fonction du barème de la Sécurité Sociale.

Si le décès de l’assuré entraîne le règlement pur et simple de la dette, la durée d’indemnisation, dans le cadre d’une invalidité, reste limitée, à la période durant laquelle l’exercice de l’activité professionnelle reste impossible, celle-ci ne débutant, en outre, généralement que dans un délai de trois mois après la date d’arrêt effectif du travail.

Représentant une part, malgré tout, conséquente dans le montant de la mensualité de remboursement d’un crédit immobilier, pouvant varier entre 0,08 %, pour les meilleures offres, et 1,50 %, pour les plus coûteuses, l’assurance décès invalidité affiche des tarifs présentant des disparités importantes, pour un même contrat commercialisé par une seule et unique compagnie d’assurance mais distribué par des prestataires distincts. C’est précisément la raison pour laquelle il convient, avant toute signature, de bien vérifier les termes de la formule proposée afin de s’assurer d’opter pour les meilleures garanties possibles, ce choix s’avérant être tout à fait essentiel tant pour l’assuré lui-même, que pour ses proches.