Actualités des crédits immo
Taux des crédits immobiliers
taux fixe immobiliers hors assurance
7 ans 2.43 %
10 ans 2.84 %
15 ans 3.10 %
20 ans 3.30 %
25 ans 3.50 %
30 ans 4.00 %

Archive pour novembre 2011



Perspective de panne pour le marché du crédit immobilier

mercredi 30 novembre 2011

La demande de crédit immobilier s’infléchit sous le coup des conditions d’emprunt devenues plus rigoureuses et la remontée des taux. La crise de la zone euro joue également sa partition et vient perturber la visibilité sur l’évolution du marché. Le courtier en ligne Meilleurtaux décrypte ces tendances dans la 14ème édition de l’Observatoire du crédit immobilier.

Une baisse certaine de la production de crédits

Selon les données rapportées par l’Observatoire, la production de nouveaux crédits immobiliers a diminué au début de l’année 2011. Outre le fait qu’on partait de haut, la demande n’était plus soutenue par les aides jusque-là accordées pour encourager l’accession à la propriété (déduction des intérêts d’emprunt, Scellier…).

En revanche, depuis septembre 2011, la distribution de crédit a bien repris. Ce nouvel élan risque d’être de courte durée sous l’effet de la baisse du taux de réduction Scellier à 13%, le recentrage du PTZ+ et la remontée des taux d’intérêt.
La demande est également très sensible aux prix de l’immobilier dont le prix moyen a quasiment doublé en 10 ans. Nicolas Bouzou, économiste invité par Meilleurtaux, explique cette envolée par la conjonction « d’une démographie dynamique et de taux d’intérêts bas [tandis que] parallèlement l’offre ne suit pas. »
Conséquence de la chute de la demande, les prix de l’immobilier devraient s’infléchir durablement à la baisse.

L’augmentation prévisible des taux immobiliers

De janvier à mai 2011, les taux des emprunts immobiliers ont amorcé une hausse stabilisée depuis cet été. Seules 30% des banques partenaires de Meilleurtaux ont poussé leurs taux fixes de 0,10 point en moyenne.

La photographie des taux du marché au mois de novembre donne en moyenne 3,61% sur 15 ans, 3,85% sur 20 ans, 4% sur 25 ans et 4,35% sur 30 ans. Il s’agit bien de moyennes avec, en pratique, de fortes disparités selon les enseignes, jusqu’à 0,80 point d’écart, et ceci dans une même région.

Hervé Hatt, le directeur général de Meilleurtaux anticipe pour l’avenir « le scénario d’une hausse graduelle mais modérée des taux ». Cette analyse est notamment justifiée par la hausse des obligations d’Etat françaises (OAT 10 ans) et la tendance des banques à fortifier leur marge en profitant de la baisse du taux de la BCE, moyen rapide de grossir leurs fonds propres.

Si l’augmentation des taux d’intérêt des emprunts immobiliers se confirmait, il faut s’attendre à une retombée des prix de l’immobilier. Pour Hervé Hatt, « L’atterrissage en douceur des prix devrait permettre un assainissement et un rééquilibrage du marché immobilier. »

Le resserrage de l’accès au crédit

Autre tendance tirant vers le bas la demande d’emprunt, la nouvelle sévérité des banques dans la sélection des dossiers. Echaudées par la crise, les banques françaises sont moins enclines à distribuer du crédit immobilier à l’aveuglette. Sandrine Allonier, responsable des études de Meilleurtaux, remarque que « certaines banques ne proposent plus de prêts au-delà de 30 ans (…). D’autres demandent un apport de 10% pour couvrir les frais, voire 20% pour obtenir un très bon taux. »

Ces conditions préalables, bien que récentes, ont déjà modifié le profil des emprunteurs, clients de Meilleurtaux, lesquels sont moins jeunes (les moins de 35 ans sont passés de 50% à 43,1% entre le premier trimestre 2011 et le mois d’octobre), mieux dotés (66 825 euros d’apport moyen en octobre, contre 64.140 euros au premier trimestre) et sont moins souvent primo-accédants (64% en octobre, contre 70% au premier trimestre).

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La distribution des crédits immobiliers en baisse dans ce contexte de crise

samedi 12 novembre 2011

Au cœur de toutes les préoccupations à l’heure actuelle, la crise que subit la zone euro produit des effets dans tous les domaines, et notamment dans celui de l’immobilier, tout particulièrement au niveau des emprunts, qui affichent une baisse certaine en 2011, par rapport à l’année précédente, et dont la situation ne semble pas devoir s’améliorer en 2010, à en croire les résultats, publiés ce jeudi 10 novembre, d’une étude récemment réalisée par le Csa, à  la demande de l’Observatoire Crédit Logement.

En effet, comme le relève l’auteur lui-même ce cette enquête, Michel Mouillart, en sa qualité également de professeur d’économie à l’Université Paris-Ouest, certaines mesures risquent même d’accentuer le phénomène « avec la suppression du PTZ+ pour l’achat de logements anciens, décidé dans le nouveau plan de rigueur, la crise sera de plus grande ampleur qu’en 2008 et aura un impact négatif considérable sur les crédits immobiliers ».

Estimée, à l’heure actuelle, à 8 % par rapport à l’année dernière, la baisse du montant des prêts immobiliers devrait donc faire en sorte que ceux-ci n’excéderont pas 155 milliards d’euros, pour 2011, contre, 168,8 milliards d’euros, un an plus tôt, qui s’était toutefois rapproché du record de 2007 et de ses 170,2 milliards d’euros, permettant, malgré tout, à Patrick Lepescheux, directeur général délégué de Crédit Logement,  établissement spécialisé dans la garantie d’emprunts immobiliers, de remarquer qu’il s’agit là d’« un résultat positif pour cette année car 2010 avait été une année dopée par les rachats de prêts ».

Ainsi, de l’avis de certains, seuls les chiffres relevés au troisième trimestre 2011, montrant une baisse de 13,7 %, représenteraient une réelle préoccupation, dans la mesure où ceux des six premiers mois de l’année avaient marqué une progression de 19,1 %, sur un an.

Si le même scénario que celui qui s’était déroulé en 2008 se reproduit, la chute devrait se poursuivre de manière assez rapide, toujours selon Crédit Logement, qui craint alors que « les reventes deviennent plus difficiles » avec des prix qui « vont encore une fois reculer non parce que la solvabilité de la demande s’est détériorée mais parce que la demande hésite et que l’offre de crédits n’est plus aussi dynamique » faisant alors que « les biens les plus chers ne sont plus sur le marché ».

Les pronostics, en la matière, allant bon train, Michel Mouillart envisage donc d’ores et déjà que « la baisse des crédits accordés devrait s’accélérer en 2012 avec une chute de 16 % par rapport à 2010 pour tomber aux alentours de 130 milliards, pas loin de 2009 (120 milliards) », celui-ci dénonçant également, comme principale cause, outre la suppression du PTZ+ pour les logements anciens, « la remontée du chômage et la perte de pouvoir d’achat » qui «  vont peser sur la demande de crédits immobiliers », de même que la disparition de la loi Scellier, prévue pour 2013.

Selon lui, « les emprunteurs auront de plus en plus de difficultés à emprunter car le volume des prêts accordés est en train de baisser à cause de la crise qui contraint les banques à réduire leurs offres car les autorités monétaires leur ont rappelé la nécessité d’augmenter leurs fonds propres », malgré la tendance à une très légère diminution des taux d’intérêt portés à une moyenne de 3,86 %, au mois d’octobre, contre 3,89 %, en septembre, bien loin cependant des 3,22 %, de novembre 2010, et qui s’explique, de surcroît, par la situation plus aisée des emprunteurs actuels qui bénéficient donc d’un apport personnel plus élevé et qui peuvent prétendre à une durée de remboursement raccourcie, favorables à une baisse du coût des crédits.

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